MATINIK MI TRADISYON
Le Pitt est un espace réservé principalement à la gente masculine. Ces Maisonnettes dont la forme extérieure rappelle les cirques romains sont construites en bois et tôles qui sont très souvent, matériaux de récupération.
Le nombre de Pitt va en décroissant car le spectacle offert est de plus en plus décrié. En effet, dans nos Pitts se pratiquent les combats de coqs, discipline qui consiste à faire s’affronter à chaque combat deux coqs préparés pour la circonstance.
Le combat de coq est aussi vieux que la domestication du coq sauvage. Issue d’Asie, cette pratique s’est répandue en Europe, grâce aux Grecs, aux Romains et aux Phéniciens. Très prisé en Grande Bretagne, en Irlande et en Espagne, le Combat de Coqs a été amené aux Etats-Unis et au Brésil par les premiers colons. En France, il est autorisé dans les localités ou la tradition est ininterrompue, c'est-à-dire dans une vingtaine de gallodromes (pitts) des départements du Nord et du Pas-de-Calais et dans ceux des Dom - Tom.
Dans le Pitt, le combat consiste à mettre deux coqs dans une sorte de ring circulaire après pesée et contrôle de leur état sanitaire (lutte contre le dopage et ergots empoissonnés). Les deux coqs, suivant leur instinct, vont se battre alors que les hommes ont pris des paris sur l’éventuel vainqueur.
Véritable secteur économique, les pitts en Martinique, font partie des outils touristiques incontournables de l’île.
MATINIK BELE
La tradition orale, héritage des tribus africaines est celle qui s’est le mieux conservée aux Antilles. Autorisés depuis l’époque de l’esclavage, les rassemblements des noirs pour chanter, raconter des contes, et lors des tournées manéges CHOUVAL BWA, et surtout danser ont survécu au-delà des siècles.
Le père Labat, dans son livre, Nouveau voyage aux îles d’Amérique, nous raconte ces scènes « Les négres du Congo ont une danse tou-à-fait opposée à la calenda. Les danseurs hommes et femmes se mettent en rond et sans bouger d’une place, ils ne font autre chose que lever le pied en l’air et en frappe la terre avec une espèce de cadence, en tenant le corps à demi courbé les uns devant l’autres… ».
De nos jours, dans les campagnes martiniquaises, lors des veillées mortuaires, vous pourrez rencontrer des gardiens de cette tradition, conteurs et danseurs se trouvant au son d’un ou de plusieurs tambours pour extirper la douleur de la disparition de l’être cher. Le bélé ou bel-air (francisé) est pour nous, cette danse aux sons de tambours cadencés à des rythmes lancinants ou parfois violence se fait sentir pour nous replonger, nous spectateurs dans l’ambiance des plantations de la dure époque de l’esclavage.
C’est un spectacle musical dans lequel le chanteur entretien un dialogue antre les danseurs et les joueurs de tambours sous la cadence d’un joueur de ti-bwa à l’arrière du tambour ou sur un tronc de bambou.